Dimanche 19 novembre 2006

24 épisodes - série non licenciée

Genre : Magie et combats

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L'histoire

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Shiro, lycéen presque ordinaire, est le seul survivant d'une catastrophe qui eut lieu dix ans plus tôt. Adopté par son sauveur, qui mourut quelques années plus tard, il vit à présent seul mais est soutenu par sa tutrice et une jeune fille des classes inférieures, Sakura, qui lui apporte chaque jour son repas. Shiro possède tout de même un petit don qui lui permet de réparer et consolider tous les objets, ce qui fait que l'on fait souvent appel à lui. Traumatisé par les évenements de son enfance, il ne sait jamais dire non à qui demande son aide...et rêve secrêtement de sauver un jour d'autres vies, comme la sienne a pu l'être.

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Un soir, il est malencontreusement témoin d'un combat entre deux hommes armés, Lancer et Archer. L'un de ces combattants, Lancer, le tue en le frappant au coeur...mais il est bientôt sauvé par une camarade de classe possédant des pouvoirs magiques : Rin Toshaka. De retour chez lui, il est à nouveau attaqué par Lancer qui est bien décidé à terminer son travail. Alors qu'il est sur le point de perdre le combat, Shiro voit apparaître une magnifique jeune fille vêtue comme un chevalier qui ne tarde pas à faire fuir Lancer. Cette fille se nomme Saber et se désigne comme étant le "Gardien" de Shiro.

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Guidé par Rin, Shiro apprend bientôt qu'il vient d'être désigné comme participant à un jeu dont le but est d'obtenir le Saint Graal qui permet de réaliser le rêve du vainqueur. Le jeu consiste en une lutte à mort entre les Gardiens, figures héroïques invoquées par les participants. Cependant, Shiro est rebuté par l'idée de ce jeu, qui amène des êtres à s'entretuer...

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Des points forts ...

Doté d'un character design agréable, de personnages charismatiques et d'une histoire entraînante, Fate Stay Night dispose de  tous les élements d'un animé qui marche. Rajoutons une bande originale particulièrement réussie et on ne peut qu'accrocher à l'ensemble.

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La charmante Rin

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L'élegante et combattive Saber

Ce sont principalement les deux atouts charmes de la série, la malicieuse Rin et la digne Saber qui m'ont donné envie de suivre l'histoire...le héros étant la figure relativement classique du cruchot qui dispose de grands pouvoirs mais n'apprend à les développer qu'au fil du temps.

...des points faibles

Malheureusement, Fate Stay Night laisse un goût d'inachevé, l'histoire des différents personnages n'est pas suffisemment creusée et la fin de l'animé laisse un très grand nombre de questions en suspend.L'animé est en fait l'adaptation du premier scénario d'un jeu en comportant trois...ce qui fait que la personne ne connaissant pas le jeu n'est pas très éclairée sur le fond. Ainsi, Fate Stay Night prend des allures de bon divertissement un peu superficiel et surtout, par certains aspects, frustrant.

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Rin et son gardien, Archer. Mais qui est-il vraiment ?

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Shiro et Saber...une drôle de relation

Cela dit, mon plus gros bémol se tourne vers le sexisme assez présent dans la série...dans le fond plus dans les paroles que dans les actes des protagonistes. Shiro dit à plusieurs reprises qu'il ne souhaite pas laisser Saber combattre parce que c'est lui l'homme et c'est donc à lui de la protéger. Saber répondra systématiquement par "je ne suis pas une femme, je suis une guerrière/un roi avant tout". En d'autres termes, il est possible à un héros masculin d'être à la fois homme et guerrier, mais une femme doit faire le choix...impensable d'être les deux à la fois. Pour être l'égale de l'homme au combat, la femme doit donc ici renier son genre. Que de telles idées puissent être véhiculées dans un animé du 21e siècle ne peut que me choquer ( l'idée du choix entre combattante et femme était déjà soulevée notamment dans Versailles no bara, avec une vision nettement plus féministe tout de même...mais c'était en 1972 ! )

Si on rajoute à cela, le côté "animé harem" que je n'aime pas particulièrement...on comprendra assez vite que la série s'adresse prioritairement à un public masculin.

En Bref

Fate Stay Night reste une série que je conseille pour quelqu'un qui chercherait un petit animé sympa qui fait passer agréablement le temps. La présence de personnages féminins forts permet de passer au delà des idées sexistes parfois choquantes diffusées par la série.

 Etant donné son succès, nul doute qu'il devrait bientôt être licencié en France.

Note Globale : 7/10

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par Minipoussin publié dans : Titres et séries autres
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Vendredi 3 novembre 2006

24 épisodes non licenciés en France

Seconde saison toujours en cours de diffusion

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Première saison

L'histoire

Takemoto, Morita et Mayama sont trois étudiants en art et vivent ensemble dans une résidence à faible loyer. Takemoto est en première année. Morita, bien que talentueux, disparaît régulièrement pour "travailler" et ne cesse de repiquer ses années. Mayama est en dernière année et bientôt diplômé.

A l'école, une étudiante en poterie, Yamada, est secrétement amoureuse de Mayama.

Enfin, nouvelle arrivée, la jeune Haru, âgée de dix huit ans mais ayant l'apparence d'une petite fille, est un petit genie terriblement timide et souffrant d'une certaine forme de solitude.

Ces différentes personnalités formeront bientôt un groupe inséparable, où se mêleront histoires d'amour et questionnements sur l'avenir.

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L'arrivée de Haru

Une sitcom douce amère

Honey & Clover est une série douce amère qui s'intéresse essentiellement aux différents ressentis et aux pensées de ses personnages. Si les années passent assez rapidement, les sentiments et les gens, eux, prennent leur temps pour évoluer.

Les personnages ont tous des personnalités marquantes et un chemin à parcourir : Mayama qui réussit professionnellement mais se perd dans un amour impossible, Yamada qui peine à avancer à cause de ses sentiments pour Mayama, Takemoto qui ne sait pas comment se diriger et qui est trop effacé pour avouer ses sentiments à Haru, et enfin, Morita, l'être totalement libre qui vient et qui va selon son gré, réussit dans tout ce qu'il fait mais semble avoir du mal à aller au bout des choses...

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L'excentrique Morita

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La jolie Yamada

Même les personnages secondaires ont ici une histoire forte et portent sur les étudiants un regard à la fois attendri et nostalgique.

Les couleurs pastels et la musique douce renforcent le sentiment de "cocon" dans lequels les jeunes adultes évoluent, cependant, leurs émotions peuvent parfois être plus douloureuses que des drames soudains et on ressent très bien la prison qu'elles peuvent être quand elles s'emparent d'eux.

De l'adolescence à l'âge adulte

Le public ayant évolué, on trouve de plus en plus de séries traitant des histoires de jeunes adultes...pas encore tout à fait mûrs mais plus vraiment des adolescents.

Ce qui est touchant dans Honey & Clover est la justesse des différents questionnements traités, qu'ils soient liés aux troubles amoureux où à la question de l'orientation professionnelle. Les étudiants se sentent à l'abri tant qu'ils évoluent au sein de l'école...mais le grand saut arrive souvent plus vite que prévu. Selon les personnalités, cette entrée dans la vie professionnelle se fait plus ou moins facilement.

Bien sûr, le choix est ici de ne pas trop s'apesantir sur la pression liée à la réussite de ces fameuses études, aux cours où aux difficultés financières...ce qui renforce l'impression d'un monde totalement protecteur pour l'opposer aux révolutions intérieures.

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Le sérieux Mayama

 

Avis global

 

Sans être une véritable révolution dans le monde de l'animation, Honey & Clover prend des atours de sitcom agréable et souvent juste.

Note globale : 7/10

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Saison 2

12 épisodes - non licenciés

La seconde saison n'ouvre pas sur une nouvelle histoire mais constitue la suite et fin de la première saison.

Globalement, j'ai trouvé le dénouement moins intéressant et je suis moins entrée dans l'émotion que pour la première partie même si les ingrédients sont les mêmes. La fin aura quand même réussit à m'arracher une larmichette, ce qui n'est pas chose facile pour un animé.

Peut être ai je tort mais je m'attendais à un denouement plus classique ou optimiste...en fait il prend la forme d'une sorte de nostalgie douce amère de l'adolescence/premières années de l'âge adulte et présente le "monde adulte" comme une véritable coupure avec le passé.

Je suis un peu gênée de voir cette perception lourde et résignée de ce que semble représenter "être adulte" que je perçois dans pas mal d'animés les derniers temps. Il y a du vrai, mais peut être est ce "trop net". Je crois que dans la vie courante, nous évoluons petit à petit sans vraiment nous en rendre compte, tout en gardant en nous certains traits de l'enfance indélebiles.

Peu importe, cet animé est toujours aussi agréable et doux graphiquement, et l'ambiance nous transporte facilement jusqu'à son terme.

 

par Minipoussin publié dans : Titres et séries autres
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Mardi 17 octobre 2006

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L'histoire

Nana Komatsu et Nana Ôsaki : deux jeunes femmes que tout oppose mais qui vont pourtant se rencontrer, partager un appartement et lier une amitié au delà de leurs amours respectifs.

 La première est immature, capricieuse, rêveuse, joyeuse et emportée...la seconde est  renfermée, orgueilleuse, sérieuse et secrète . La première vole d'interêts en interêts sans jamais se fixer, la seconde ne vit que pour la musique et rêve de devenir professionnelle. La première est un coeur d'artichaud, la seconde ne parvient pas à oublier un amour passé...leur point commun : un prénom, Nana.

Les deux jeunes adultes se rencontrent dans un train, alors qu'elles quittent leur ville d'origine pour partir s'installer à Tokyo. Nana Komatsu va rejoindre son petit ami, Nana Ôsaki veut faire de sa passion un métier. Elles ont toutes les deux vingt ans, n'ont pas d'argent, pas de travail, pas de logement et un avenir à construire...mais elles se sont trouvées.

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Du manga au film...en passant par l'animé

"Nana" est à la base un manga d'Ai Yazawa ( Paradise Kiss...) de quinze tomes ( en cours de publication ) dont quatorze disponibles en France. Grâce à un succès planétaire, ce petit phénomène a eu droit à une première adaption cinématographique en 2005 et une adaptation animée en 2006 ( licenciée en France avant même la fin de sa diffusion au japon )  ainsi qu'un nombre incroyables de produits dérivés.

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La recette du succès ? Un shôjo plus "adulte" pouvant aussi bien s'adresser à un public d'adolescent qu'à un public plus mature...des questionnements et des relations réalistes mais concervant une part de rêve, des personnages charismatiques et une petite note de glamour ( Ai Yazawa étant très attirée par le domaine de la mode...Nana Ôsaki a la particularité de ne porter que du Vivienne Westwood ).

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Ma préférence va clairement au manga, plus complet, plus soigné, sans temps mort...cependant l'adaptation animé a permis d'ajouter ce qu'il manquait à la version papier : une bande sonore. Nana traitant beaucoup de musique, il ne manquait plus qu'un son et une voix au personnage de Nana Ôsaki pour parfaire son tableau. C'est chose faite avec cette bande originale collant très bien à l'univers glam/rock du titre.

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Cependant, l'animé, aux avancées lentes, offre peu d'interêt si ce n'est au fan inconditionnel ou à celui qui n'a pas lu le manga.

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Quant au film...si les différents acteurs collent assez bien aux personnages d'origine, il est tout à fait dispensable puisqu'il reprend trait pour trait le manga ( et certains scènes de l'animé reprennent également des scènes du film...la boucle est bouclée ) et que le jeu des acteurs reste discutable. La suite du film, qui s'arrête assez tôt dans l'avancée de la série, est en préparation...

Un succès mérité ?

Si je peux comprendre l'attrait pour ce titre, je pense qu'il n'est pas non plus extraordinaire au point de mériter un tel succès. Peut être aussi que mon âge ( 27 ans ) me portera sur d'autres titres que celui ci...Nana est agréable à suivre, sans être palpitant. Il permet tout de même de passer un bon moment avec des personnages féminins à forte personnalité ( chose rare ).

Shoujo ai ou pas ?

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Certains voient entre les deux Nanas un sentiment qui va au delà de l'amitié...l'ambiguité est bien présente à de nombreux moments et la force de ce qui les unit les trouble elles même à de nombreuses reprises. Cependant, je ne classerais pas pour ma part Nana dans les titres shoujo ai...ce qui serait d'une certaine façon dénaturer l'amitié très belle et très forte exprimée ici.  Pas besoin d'aller plus loin pour que ce soit de toute façon "beau"...cela dit, le titre n'est toujours pas fini et il se peut que l'auteure oriente différemment cette histoire, bien que rien ne l'indique pour l'instant.

 

 

par Minipoussin publié dans : Titres et séries autres
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Mardi 19 septembre 2006

Disponible en France - Animé et manga

Intégrale animé : Deux coffrets pour huit  DVD's / un coffret collector  de sept DVD's pour 39 épisodes

Intégrale manga : Trois tomes (très épais) parus chez Kana

En vente sur Animamea Shop

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Le décor

A la naissance de sa sixième fille, en 1755, le général de Jarjayes, désesperé de ne pas avoir de garçon décide d'appeler cet enfant Oscar et de l'elever comme aurait du l'être un hériter masculin. Oscar reçoit ainsi une éducation spartiate dès son plus jeune âge dans le but de lui faire épouser plus tard une carrière militaire, ayant pour seul ami André, jeune palfrenier.

Oscar adolescente se trouve promue à la Garde Royale afin d'assurer la protection du jeune roi Louis XVI et fait alors une rencontre capitale : celle de la future reine de France, Marie Antoinette, dite "l'Autrichienne". Très rapidement, Oscar devient la confidente de Marie Antoinette et se jure de toujours défendre et protéger cette jeune fille  pour laquelle elle a une grande admiration. De part sa relation privilégiée avec la Reine, Oscar se trouve vite au plus haut poste de la Garde Royale, sous le titre de colonel.

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Commentaires

Versailles no bara (les roses de Versailles), plus connu sous nos latitudes sous le nom "Lady Oscar" fut l'un des premiers succès de Ryoko Ikeda, également à l'origine de Oonisama E ( Très Cher Frère ).

Passionnée par l'Histoire de France, Ryoko Ikeda choisit la période de la révolution française pour y camper une oeuvre majeure dans le monde du shôjo manga (paru en 1972) .  Elle puise son inspiration dans le roman  Marie Antoinette de Stefan Sweig qui lui a donné envie de transcrire sa vision de Marie Antoinette dans une version romancée.

Si l'histoire de Versailles no Bara se permet un certain nombre de libertés ( création de personnages, romanisation) , le manga repose sur une fidèle représentation historique de cette époque trouble et une véritable recherche sur la psychologie des personnages existants.

L'adaptation animée réalisée en 1979 reste fidèle au manga d'origine même si tous les passages "comiques" du manga ont été supprimés dans le but de mettre clairement en avant les aspects plus dramatiques et romanesques de l'histoire.

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S'affranchir et trouver sa propre identité

A la base, c'est le père d'Oscar qui choisit de faire un pied de nez au destin en travestissant sa dernière fille en garçon ( ce fait est connu de tous, autant dans le manga que l'animé)...pourtant, ce n'est pas dans le but de mettre un frein aux règles qui régissent le monde qu'il fait ce choix, mais paradoxalement de lui donner, à son niveau, une continuité. Noble et militaire il est, noble et militaire son "fils" doit être.

Au départ, Oscar se fond totalement dans ce rôle et épouse  la cause de la noblesse, d'autant plus qu'elle est particulièrement attachée à la dauphine Marie Antoinette, qui deviendra Reine quelques années plus tard.

C'est l'Amour, la révelation de son état de femme et de sa réelle situation qui va commencer à faire germer dans le coeur d'Oscar les graines d'une certaine révolte. Oscar essaie même pour séduire celui qu'elle aime en secret, d'apparaître sous ses traits "naturels" : celui d'une splendide jeune femme de la noblesse.

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Or, la féminité d'Oscar révelée, la "loi" et la réalité viennent se rappeler à elle par le biais de fiançailles arrangées : Oscar le militaire ne peut aimer, Oscar la femme ne peut choisir.

A cette révolution intérieure s'ajoutent les différentes rencontres, les évenements historiques, la réalisation d'Oscar qui voit s'opposer le faste d'une noblesse et d'un cour égoïste et frivole, abusant de ses privilèges  et la misère d'un peuple de plus en plus révolté.

Peu à peu, Oscar s'affranchira et fera ses propres choix...choix douloureux et lourds de conséquences mais qui lui permettront de se trouver elle même, de vivre un amour choisi, quitte à tout perdre.

 Les Roses de Versailles

Si la version française n'a gardé en tête que le personnage original et charismatique d'Oscar...l'histoire s'axe bien sur de nombreux personnages à la psychologie et à l'histoire particulièrement fouillée.

Il n'y a pas qu'une rose à Versailles mais bien plusieurs, notamment Marie Antoinette , puis la jeune Rosalie qui sera recueillie par Oscar, ou encore Jeanne de la Motte qui sera à l'origine de l'affaire du collier.

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On peut sentir au travers des choix de Ryoko Ikeda concernant Marie Antoinette, une véritable affection et compassion pour cette personnalité...affection qui se retrouve dans le regard qu'Oscar porte sur la Reine et ses enfants. Si le regard d'Oscar humanise la Reine, Marie Antoinette n'en est pas moins représentée sous des aspects frivoles, immatures et, vers la fin de son règne, sous les traits d'une reine refusant de remettre la royauté en cause et trop éloignée de son peuple pour comprendre l'ampleur et la source de la révolution qui se prépare.

Les personnages masculins ne sont pas pour autant effacés (même si le roi Louis XVI n'est pas présenté sous son meilleur jour ... ) et si les orientations du manga peuvent être considérées comme profondément féministes , comme dans beaucoup de ses oeuvres, Ryoko Ikeda a l'intelligence de ne pas présenter les hommes comme des "ennemis" mais souvent comme les premiers supports de ces heroïnes. Il y a ceux et celles qui représentent l'ordre établi et tentent de le maintenir comme tel, et les autres, ceux et celles qui choisissent d'autres chemins et se soutiennent sur ces routes douloureuses...

Et l'amour dans tout ça ?

Au delà de son aspect historique et des révolutions intérieures des personnages principaux, Versailles no Bara n'en est pas moins une série où la romance occupe une place très importante voire LA place la plus importante (shôjo oblige) : pleine d'élans passionnés, d'amours contrariées, secrétes, interdites et parfois finalement...heureuses (si ça arrive, mais parfois seulement hein, ou pas longtemps...).

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Là encore, nous retrouvons l'expression des sentiments tels que les aime Ryoko Ikeda ( voir l'article sur Très cher Frère )

Oscar Icône lesbienne ?

Oui et non.

Si Oscar sait jouer de son ambiguité et n'est pas dérangée par l'interêt que lui porte les autres femmes ( qui dans le manga son parfaitement au courant de son véritable genre) , Oscar est bel et bien tout ce qu'il y a de plus hétérosexuelle. Dans un passage du manga, elle se montre même extrêmement choquée lorsque des mensonges sur sa relation avec Marie Antoinette sont divulgués.

 Cependant, Oscar est un personnage marquant par cette androgynie affirmée et la volonté qu'elle marque de faire ses propres choix, d'être indépendante...dans un monde qui ne le lui permet pas.

Si elle n'est pas le premier personnage de femme travestie dans un animé (princesse Saphir l'avait precédée) ...c'est bien ce point de vue sur la condition féminine et la personnalité d'Oscar qui en font un personnage "culte" pour toutes les femmes ( et accessoiremment les petites filles qui ont suivi la série à l'époque de sa première diffusion et qui sont aujourd'hui adultes...). Quand on ne donne aux petites filles que du Candy , du Gigi, ou du Princesse Sarah à avaler...forcément, Oscar fait figure de révolution.

Shoujo ai dans Versailles no Bara

Si la série ne pourrait être considérée comme shoujo ai dans la mesure où les romances principales sont hétérosexuelles...il y est quand même fait allusion à plusieurs reprises à l'homosexualité féminine. Premièrement, comme dit plus haut, de part l'interêt que suscite Oscar auprès de la gente féminine, deuxièmement, parce que Rosalie en tombera réellement amoureuse.

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Et puis avis personnel : shoujo ai ou pas ... dans Lady Oscar, l'amour est beau et sa représentation est de celle qui transcende totalement les notions de genre et toutes les questions de morales  ( c'est à cela qu'on reconnaît les grandes histoires, que ce soit dans la littérature, le cinéma, les séries TV ou tout autre support d'ailleurs...)

En bref : Cette série est un must, même si elle a un peu vieillit (valable pour l'anime comme pour le manga), et si l'intégrale coûte cher, je conseille à toutes les personnes ne l'ayant pas visionnée au moins une fois dans leur vie de le faire.

 

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Le coffret intégral Collector

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Après des années d'attente, DIP a enfin sorti un coffret collector digne de ce nom, comprenant l'intégrale de la série ( ENFIN disponible en vo sous titrée ! ) en sept DVD's de toute beauté, un art book de sketch des personnages, un livret couleur explicatif ( personnages, staff, auteur, mise au point historique, anachronismes, résumé des épisodes, présentation du film...) et dix illustrations couleurs de Michi Himeno.

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Le menu des DVD's, plutôt simple, permet d'accéder aux différentes versions disponibles ( VF diffusée en France, VF non censurée, VO sous titrée ). Le septième et dernier DVD contient les bonus : plusieurs galleries d'images,  une interview d'Osamu Dezaki, le réalisateur ( mais interview hors sujet, se basant plus sur la personnalité que sur l'oeuvre ).

En outre, la présentation générale a été particulièrement soignée. Le coffret, bordeaux et or prend l'apparence d'un livre. L'intérieur est composé de différentes boxs comprenant deux DVD's et faisant face à une illustration d'Akio Sugino. Les livrets et les illustrations complètent l'ensemble.

Bien entendu le prix est un peu elevé ( 60 à 70 € ) mais reste plus que correct pour une série de 39 épisodes. Hormis les goodies, l'element le plus intéressant est bien entendu l'accès à la VO qui permet de découvrir des dialogues parfois très différents de la version française.

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Ca valait la peine d'attendre !

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Mardi 5 septembre 2006

13 épisodes - série non licenciée en France

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Kumiko Yamaguchi est une toute jeune professeur de mathématique de 23 ans. Embauchée dans un lycée difficile, elle s'apprête à faire face à la 2-4, la classe dont elle est le professeur principal. Dès son arrivée, le ton est donné puisque le proviseur adjoint invite les nouvelles recrues à toujours porter un jogging et des chaussures confortables ( au cas où il faudrait s'enfuir ). Cependant, sous ses airs de fille cruche et intello, Kumiko cache un suprenant secret : elle est en fait l'héritière d'une grande famille de Yakusa. Si elle tente de camoufler ses origines, celles ci ne manquent pas de ressortir régulièrement dans son comportement vis à vis des elèves...

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Avis général

Si le character design de Gokusen peut rebuter au premier abord, l'ensemble des personnages et des situations est tellement comique et attachant qu'on laisse défiler les épisodes les uns après les autres sans aucune difficulté.

La trame pourra sembler assez classique ( le prof un peu "spécial" qui se trouve face à des fortes têtes et tente tout pour réussir à leur inculquer quelque chose )...c'est le traitement qui ici fait la différence.

En premier lieu, il est rare de voir une femme dans ce rôle là...et Kumiko est, de ce point de vue, assez ambivalente. Cruche, maladroite dans ses tentatives pour masquer ses origines...minaudante lorsqu'elle fait face à un homme qui lui plaît...et tout sauf féminine quand le côté Yakusa ressort en elle. Elle est également double dans son aspect extérieur : disgrâcieuse dans sa tenue de ville, étonnamment belle et classe en chef de clan. Elle a malgré tout une sensibilité et une bonne volonté plus que touchante à plus d'un titre, et c'est sa personnalité "multiple" qui fait de cette série une histoire agréable à suivre.

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En second lieu,  les élèves autant que les yakusas qui entourent Kumiko parviennent également à nous intéresser. Les elèves par leur personnalité et leur parcours propre, les yakusas parce qu'ils sont représentés comme des brutes au grand coeur ( et l'effet est ici généralement comique tant leurs comportement sont exagérés ).

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Si on pourra reprocher à ce titre d'avoir une représentation peut être trop sympathique des Yakusas, en mettant en avant leur code de l'honneur et en camouflant ce qu'implique réellement l'appartenance à une mafia...on se laissera prendre davantage au jeu du comique, choisissant de mettre de côté les envies réalistes.

Dommage que la série ne fasse que treize épisodes car elle aurait pu facilement aller plus loin dans le traitement des personnages.

Je la conseille à ceux et celles qui souhaiteraient passer un bon moment de détente.

Note globale : 7/10

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Gokusen - la série live

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Première saison : 12 épisodes d'environ 1 heure

Seconde saison  : en cours

Saison 1

La série reprend globalement la trame de l'animé en y ajoutant quelques personnages (La prof de musique est ici prof d'anglais et est accompagnée d'une infirmière. L'homme dont Yankumi tombe amoureuse n'est plus le bras droit de son grand père mais un policier ...)

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Si l'aspect comique est préservé, il ne laisse pas moins davantage la part belle à l'émotionnel ( voire sensiblerie ). On sort les violons à la fin de chaque épisode grâce aux actions de Yankumi, professeur non conventionnel, et à ses envolées lyriques.

Chaque épisode suit une trame fixe qui peut paraître un peu repetitive : intro - une personne du lycée à un problème - l'heroïne et ses elèves viennent à la rescousse ( en courant systématiquement partout dans la ville)  - grand monologue de l'heroïne sur fond de violons - réussite finale ...

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On se trouve tant dans l'extrême qu'on hésite entre les rires et les larmes mais globalement la série est plutôt agréable à suivre. 

 Le rôle principal est particulièrement bien interpreté, donnant une dimension nouvelle à ce personnage. L'actrice parvient à assurer tant l'aspect comique de Yankumi, que son côté "fille de yakusa" qui parle fort et joue des poings, et encore l'aspect émotionnel des longs monologues en musique qui fait pleurer.

Je ne dirais pas que la série surpasse l'animé car j'ai malgré tout le sentiment qu'il s'agit de deux formes d'adaptation différentes d'un même univers plutôt que deux supports "comparables". L'animé est plus comique, la série plus riche dans le détail des personnages...au spectateur de voir si ce temps supplémentaire est utilisé à bon ou à mauvais escient.

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note globale : 7/10

Un site très complet sur "Gokusen" : Feel your breeze - Emily's Gokusen page

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