Blog sur le shoujo ai / Yuri , les animés japonais, les mangas, comics, Bande dessinée, culture lesbienne
...où comment je me suis lassée
Fan de shoujo ai : vous évoluez mais les mangas, eux, n'évoluent pas. La jupette d'écolière, à quinze ans vous trouvez ça classe, à 22 ans attendrissant, à 30 c'est gonflant. Voilà peut être pourquoi après une mode shoujo ai, le soufflet retombe petit à petit.
Je dois vous l'avouer : je n'ai pas vu la fin de Maria Sama Ga Miteru !
Peut être que c' est une période dans ma vie où j'ai moins de temps, moins l'envie, moins le loisir de visionner des mangas...mais il n'y a pas que ça.
Ma vie quotidienne m'indique que le monde, les mentalités changent petit à petit vis à vis de l'homosexualité...mais quand on en vient à la représentation, on a l'impression de faire face à une grosse machine qui peine à bouger. De ce fait, on a d'un côté des jeunes enthousiastes à la vue d'un bisou entre filles ou d'un personnage de série qui le serait, et de l'autre des adultes plus blasées qui déplorent de n'avoir jamais vu que ça. Et puis, au delà de ces questions de relations amoureuses, baisers, étreintes, si longtemps éludés à l'écran comme dans notre culture...se pose la question de la qualité.
Representation lesbienne dans les produits culturels ( au sens le plus large possible du terme ) et qualité vont rarement bien ensemble , on pourrait presque dire que cela se compte sur les doigts des deux mains. Les mangas n'échappent pas à cette règle. Il y a quasi generalement un trop ou un trop peu quelque part : entre la perverse foldingue et la cruchotte en délire romantique permanent , je connais peu de filles qui se retrouvent quelque part.
Alors bien sûr...Shizuru, Haruka, l'autre brunasse amatrice de flûtes de Kannaduki no miko dont j'ai oublié le nom sur le moment (*sourire sadique*), la tripotée d'Onee Sama charismatiques bien que souvent très chastes et peu tactiles, ou les guerrières surpuissantes peu portées sur la gente masculine...mais est ce que ça n'existe pas une histoire simple de deux personnes de plus de 18 ans, qui s'aiment sans questions metaphysiques ou sans un boulon en moins ? ( non, on ne pense pas "oui mais y'a plus d'histoire alors" , on pense positif et on se dit qu'en fait ce sont des agentes secretes surpuissantes qui ont perdus la mémoire et qui, sur le chemin de la vérité, vont la retrouver et s'apercevoir qu'en fait elles sont ennemies ... )
Jusqu'à présent, en dehors de quelques rares couples phares, qui semblent éternels, bien que leur âge ou leur comportement permettent quasi toujours un doute...on sait que c'est "juste une passade". Du coup, entre le "oh mon dieu j'aime une fille c'est un drame" et le "de toute façon c'est pas pour la vie" , on retrouve nos chers extrêmes : "c'est gravissime et vous irez toutes en enfer" , ou "c'est pas grave c'est des filles qui s'amusent". J'en viendrais presque à preferer le subtext qui permet, au moins, d'écrire son propre scénario.
Et maintenant qu'est ce que je fais ? Et bien, je me concentre sur la qualité. Tant pis si il n'y a pas l'atout charme d'une donzelle charismatique aimant les femmes ou la chaleur d'une romance partagée. J'ai toujours le radar bien branché cela dit ... mais s'il faut attendre l'arrivée d'une nouvelle Ebine Yamaji , je crois qu'il y a de quoi patienter.